H.P. BLAVATSKY (1831 - 1891) –  aperçus biographiques

Copyright : Textes Théosophiques,  Paris, France -  Dépôt légal, 8 mai 1991 ISBN 2-903654-13-1

SOMMAIRE

            Partie 1

           1 – De la naissance au mariage

            2 – Chronologie rapide (1831-1849)

           3 – Les années de voyages et de préparation à une grande mission publique (1849-1873)

           4 – Chronologie rapide (1849-1873)

            Partie 2

           5 – Une vie publique entièrement consacrée à la Théosophie (1873-1887)

           Partie 3

            6 – Le bouquet final (1887-1891)

           7 – Son ouvrage majeur : La Doctrine Secrète

            8 – L'impact de l'œuvre blavatskienne

            9 Bibliographie H.P. Blavatsky

1.         DE LA NAISSANCE AU MARIAGE

 

 

 

 

 

 

 

                                            

L'éducation d'une fille de la noblesse russe

1831.  Pendant que son père, le capitaine d'artillerie Peter von Hahn, est en opération du côté de la Pologne où les forces du " Tsar de fer ", Nicolas 1er, vont bientôt écraser l'insurrection des Polonais, la petite Helena Petrovna naît dans la nuit du 11 au 12 août, à Iekaterinoslav, au fond de l'Ukraine que le choléra est en train de décimer. On se hâte de réunir la famille pour baptiser le bébé, d'apparence chétive, mais la cérémonie tourne mal : pendant qu'on récite les prières rituelles, une fillette porteuse, comme ses aînés, d'un cierge allumé met le feu à la robe du pope, ce qui crée la panique dans l'église.

Une enfance pleine de voyages

Avec un père militaire, appelé à de fréquents déplacements à la tête de sa brigade, et une mère jeune mais bientôt minée par la maladie - elle allait mourir à 27 ans, après avoir eu 3 autres enfants, Vera, Alexandre (mort en bas âge) et Leonid - Helena ne connaîtrait pas la sécurité permanente d'un vrai foyer paternel : il faudrait faire parfois de longs parcours avec le père et ses soldats, aller le retrouver à ses lointains cantonnements, en Ukraine ou en Russie du Nord, ou bien accompagner la mère souffrante à ses cures thermales, au Caucase ou à Odessa, ou encore partir rejoindre les grands-parents maternels, afin de bénéficier de leur généreuse hospitalité, surtout après le décès de la mère. Haut fonctionnaire (Conseiller Privé), le grand-père Andrey Mikhailovitch de Fadeyev (qui avait épousé la princesse Helena Pavlovna Dolgorouky, descendante d'une des plus vieilles familles de Russie), était investi d'importantes charges civiles : il fut tour à tour nommé à Saratov sur la Volga, puis à Astrakhan, à l'embouchure de ce fleuve sur la Caspienne, et finalement à Tiflis, capitale de la lointaine Géorgie, dans ce Caucase où Helena allait vivre le dernier acte de cette période de jeunesse.

En dehors de ces déplacements, sûrement très inconfortables dans la Russie de Gogol et Dostoïevsky, des grands voyages ont pu aussi marquer la jeune fille, comme la traversée de l'Europe, en compagnie de son père, avec un séjour en Angleterre, ou un long périple accompli en Russie d'Asie, par l'Oural jusqu'aux confins de la Mongolie, avec un oncle propriétaire de terrains dans la région de Semipalatinsk, en direction des monts Altaï. Premier contact avec l'Occident réputé pour son rayonnement et sa puissance, mais aussi découverte plus approfondie du lamaïsme mongol qui s'était déjà révélé à Helena lors de son séjour à Astrakhan avec son grand-père - quand celui-ci était chargé des affaires des nomades kalmouks (population pratiquant un bouddhisme apparenté au lamaïsme).

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Une éducation pour future grande dame

Malgré tous ces déplacements, l'éducation de la fillette ne fut jamais négligée : promise à tenir son rang dans la haute société, il lui fallait devenir femme accomplie, distinguée et cultivée, parlant parfaitement le russe, mais aussi plusieurs langues étrangères, particulièrement le français. Elle devait aussi mettre en valeur ses talents artistiques. D'où la présence dans la famille d'une compagnie de gouvernantes, précepteurs et professeurs de langues pour remplacer l'école ou l'université que ne fréquentaient pas les filles de grande noblesse. Fort douée pour le piano, Helena reçut des leçons de très bons maîtres. Elle acquit aussi une certaine maîtrise du dessin et de la peinture - ce qui allait plus tard l'aider, à New York, à traverser une période d'impécuniosité. Cette " bonne éducation " ne fut pas donnée sans peine par les personnes chargées de cette tâche : très vive et intelligente, l'élève était aussi très indocile, d'un caractère explosif et fort difficile à manier.

Une double existence, incomprise des adultes

De façon précoce, Helena manifesta de très forts pouvoirs parapsychologiques qui ne cessèrent de surprendre sa famille et d'inquiéter les domestiques superstitieux. Somnambule, clairvoyante, et provoquant par sa présence maints phénomènes de poltergeist, elle vivait souvent dans un monde à part où nul ne pouvait la rejoindre, retranchée dans les coulisses invisibles de la nature et semblant dialoguer avec le petit peuple des gnomes et lutins du folklore russe. De nombreux témoignages de ses proches confirment ces étranges aptitudes qu'elle n'apprit que très lentement à soumettre au contrôle de sa volonté.

Parallèlement, et d'une façon inévitable, Helena cherchait avidement le commerce de toutes personnes réputées versées dans les " arts occultes " - sorciers, rebouteux ou magiciens de village. Un jour, avant même l'âge de 15 ans, elle découvrit dans la bibliothèque de son arrière grand-père (le prince Paul Vassilyevitch Dolgorouky), une foule d'ouvrages d'alchimie, de magie et autres " diableries du Moyen-Âge " (comme elle l'a écrit) et les dévora avec passion. Bientôt, Paracelse, Kunrath, ou même Cornelius Agrippa, " n'avaient plus rien à lui apprendre ".

Cet intérêt pour la face cachée des choses allait la lancer dans le monde à la recherche de tous les faits de magie, mais aussi de l'authentique expérience spirituelle. Détail remarquable : depuis son enfance, une présence protectrice sembla l'accompagner avec constance ; elle se manifestait sous la forme d'une image, toujours la même : celle d'un homme de grande taille, d'apparence orientale, qui à plusieurs reprises la tira de grands dangers (chute d'un échafaudage bancal que l'enfant avait confectionné pour atteindre un objet interdit, accident de cheval, etc.). Plus tard, Helena devait rencontrer pour de bon ce mystérieux personnage, lorsqu'elle aurait rompu avec la destinée qu'on avait prévue pour elle.

Un mariage conclu à la hâte

L'âge venant, Helena montra peu d'empressement à se marier, ce qui a dû inquiéter sa famille. Finalement, elle se trouva fiancée dans sa 18e année, à un fonctionnaire natif de Poltava, Nikifor V. Blavatsky, de 22 ans son aîné. Plusieurs versions ont été données de ce dénouement précipité. Après une fugue, qui avait fait scandale, Helena a-t-elle été conduite à accepter une prompte solution qui tranquillisait les siens ? Avait-elle espéré avec ce mariage pouvoir s'émanciper, ou réaliser quelque plan secret ? Toujours est-il que cette union, dont elle refusait tous les devoirs, fut célébrée en été 1849. Trois mois plus tard, Helena quitta un mari qu'elle n'avait cessé de repousser. Devenue soudain libre, à l'âge de 18 ans, elle pouvait maintenant se lancer à l'aventure pour découvrir le monde.

Au total, elle émergeait de ces premières années comme une jeune aristocrate, très introduite dans les milieux de la noblesse russe, mais aussi, sous d'autres aspects, comme une nature indomptable, ignorant la peur du danger et montant à cheval comme un cosaque - capable d'une volonté peu commune pour aller au bout d'une entreprise. Elle n'en était pas moins femme - et femme russe elle le resterait toute son existence, avec un attachement viscéral à son pays, au Tsar, et à son Église orthodoxe qu'elle ne devait jamais critiquer, malgré toutes ses diatribes contre les religions dogmatiques, et surtout la papauté romaine.

2.         Chronologie rapide (1831-1849)

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1831-34        Premières années à Iekaterinoslav, puis à Romankovo (dans la même province) après le retour du père de Pologne (été 1832). Naissance du premier garçon, Alexandre, qui ne survit que quelques mois.

1834             Mère et fille résident à Odessa, avec les grands-parents de Fadeyev.

1835             Naissance de Vera (17 avril). Déplacements en Ukraine et Russie duNord.

1836-37        Séjour avec le père à St Pétersbourg.

1837            Au début de l'été, la famille (moins le père) va s'établir, avec les grands-parents et leur fille Nadyejda, à Astrakhan. Un séjour au Caucase pour une cure thermale, et retour en Ukraine, à Poltava.

1838            Nouvelles cures pour la mère de Helena, à Odessa.

1839 (déc.)   Départ avec les grands-parents à Saratov. Juin 1840 : naissance de Leonid.

1841             La famille rejoint le père en Ukraine.

1842            Au printemps : déménagement à Odessa. 6 juillet : décès de la mère. En automne, les enfants quittent Odessa pour Saratov, chez les grands-parents de Fadeyev. Ils y resteront jusqu'en 1847

1844-46        Voyages de Helena en Europe, puis en Sibérie, à Semipalatinsk.

1846              Déplacements en Ukraine et retour à Saratov, jusqu'à la fin de l'hiver 1846-47.

1847             Les 3 enfants von Hahn résident au Caucase, chez le grand-père de Fadeyev, nommé en poste à Tiflis. Divers déplacements en Géorgie autour de Tiflis, vers des stations thermales.

1848             Nouveaux déplacements au Caucase. En mai, avec la tante Catherine et son mari Yuliy de Witte, séjours dans des stations thermales. En été : voyages au sud de Tiflis. L'hiver se passe à Tiflis. Promesse de mariage entre Helena et Nikifor Vassilyevitch Blavatsky, un fonctionnaire de la chancellerie du gouverneur de Géorgie.

1849             Helena fait une fugue - a-t-elle cherché à suivre un Maçon (réputé occultiste), le Prince Galitzine, un parent du vice-roi du Caucase, qui visitait souvent la famille à Tiflis ? En tout cas, à son retour, le mariage avec N. Blavatsky est confirmé : il a lieu au sud de la capitale de Géorgie, à Djelal-Ogly, le 7 juillet. Le couple part en " lune de miel " à Daratschi-Tchag dans la plaine d'Ararat, non loin d'Erivan, capitale d'Arménie. En chemin, Helena tente (vainement) de s'échapper vers la frontière perse. Atmosphère très tendue dans la nouvelle demeure. Helena se plaît à chevaucher avec un chef kurde, Safar Ali Bek, dans les vallées qui environnent le mont Ararat. Finalement, en octobre, Helena s'enfuit à cheval et parvient à se réfugier à Tiflis, chez ses grands-parents. Elle jure qu'elle se tuerait si on l'obligeait à retourner. Il est convenu qu'elle rejoindrait son père, via Odessa. Accompagnée de serviteurs, elle gagne le port de Poti sur la Mer Noire. Manquant à dessein le navire pour Odessa, elle embarque sur un bateau anglais en partance pour la Crimée. A Kerch (à l'entrée de la mer d'Azov), elle sème les serviteurs et vogue vers Taganrog (au fond de la mer d'Azov), pour se retrouver finalement à Constantinople, hors de toute atteinte.

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3.         Les années de voyages et de préparation à une grande mission publique (1849-1873)

De 1849 à 1873, ce seront maintenant environ 23 ans d'errance, dont la signification et l'utilité n'apparaîtront que plus tard. Globe-trotter infatigable, parfois habillée en homme, devançant d'un demi-siècle une autre femme célèbre, Alexandra David-Néel, Helena fera trois fois le tour de la terre, en pénétrant dans les régions les plus retirées du globe, y compris le Tibet, en doublant le Cap de Bonne Espérance, traversant les États-Unis d'Est en Ouest avec une caravane de chariots bâchés, et observant partout la vie, les coutumes et les pratiques religieuses et magiques d'hommes appartenant aux cultures les plus variées.

Une aventure sans cesse renouvelée

Mue par une curiosité toujours en éveil, et souvent d'une extraordinaire témérité, Helena veut tout voir - les Indiens Peaux-Rouges, les Vaudous de la Nouvelle Orléans, les derniers représentants des Incas au Pérou, et tous les inconnus de l'autre bout du monde. Elle ne reste jamais longtemps au même endroit. Parfois, avec l'argent reçu de son père, ou d'une marraine, elle paraît se fixer : elle achète des terres, lance une entreprise ou une exploitation, mais elle est victime d'escrocs, ou de son incompétence - quand elle ne perd pas ses papiers de propriété - et bientôt elle repart.

Une odyssée qui prend son sens après la rencontre avec son maître spirituel

Dès 1850, elle est face à l'homme vivant qui a hanté les visions de son enfance - celui qui dès lors restera toute sa vie son instructeur spirituel et son guide. Avec lui, elle entrevoit une destinée qui l'appelle, et lui impose une longue étape de préparation. Les années qui viennent vont l'aider à découvrir,expérimentalement pour ainsi dire, le gouffre qui sépare phénomènes psychiques et vie spirituelle. Possédée par des pouvoirs parapsychologiques qui l'encombrent, elle devra apprendre à les dominer; elle les verra aussi à l'oeuvre, aux mains des chamans et sorciers de toutes les contrées, à des fins humanitaires aussi bien que criminelles. Parallèlement, elle accédera au monde fermé des hauts mystiques de l'Inde et du Tibet, comme des confréries secrètes des Druzes. Plus tard, elle-même sera soumise plusieurs fois aux plus sévères épreuves initiatiques, dont elle sortira pantelante, mais immuable dans sa détermination, au service de la cause de son Maître.

Un rôle d'agent de liaison

Avec le temps, Helena fut mise en contact avec différents membres de la grande confrérie spirituelle de Maîtres et de disciples à laquelle appartenait son propre guide. À ce titre, certaines missions lui furent confiées lors de ses déplacements (par exemple vers 1'lnsulinde). Parallèlement, sur un plan différent, elle a pu entretenir des rapports avec des membres de mouvements patriotiques, proches de Mazzini ou de Garibaldi, luttant pour l'unification de l'Italie.

Une longue errance où la patrie n'est jamais oubliée

Helena n'a pas fui la Russie par haine des siens mais pour s'accomplir, dans la liberté du choix de sa voie. Avec ses pouvoirs insolites, on la croyait possédée du démon. Elle n'était pas comme les autres - et ne le serait jamais. Mais en Russie, elle avait laissé tout ses êtres chers, ses amis d'enfance, son père, sa soeur Vera, sa chère tante Nadyedja, et sa grand-mère qui lui tenait lieu de mère. Elle revint donc, accueillie avec joie par tous. Elle revit même son mari, qui semble-t-il avait pardonné. Et même pendant un long séjour qu'elle fit au Tibet, la famille sans nouvelles reçut un message de l'un des Maîtres pour la tranquilliser.

Au total, encore toute jeune au début de ces interminables périples, Helena allait se retrouver à 42 ans, en 1873, comme une femme mûre, complètement métamorphosée, et riche d'une extraordinaire expérience, dont elle tenterait maintenant de faire profiter tous ceux qui l'approcheraient.

4.          Chronologie rapide (1849-1873)

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1849 (fin)    À Constantinople, la jeune mariée en fugue rencontre une vieille amie de la famille. Elles voyagent ensemble quelque temps (Grèce, Égypte, etc...). Première rencontre avec un Copte, Paulos Metamon, instruit en occultisme, qui guide Helena de ses conseils.

1850            Rencontre à Londres du mystérieux Oriental, que Helena n'avait connu que dans des visions - un Indien rajpoute, qu'elle désignera comme son "Maître", ou le Maître Morya. À ce moment, il faisait partie de la suite du Premier Ministre du Népal en ambassade à Londres. Il laisse entrevoir à la jeune femme la mission qui l'attend.

1851-52        Sa découverte de l'Amérique commence pour elle au Canada. Les Indiens du Québec qu'elle fréquente ne sont pas ceux qu'avait décrits Fenimore Cooper. Volée de quelques biens, elle déchante et passe aux États-Unis (bien avant la Guerre de Sécession). De la Nouvelle Orléans, elle gagne le Mexique par le Texas. Elle s'attarde en Amérique centrale (à Copan, Honduras, où elle trouve un disciple hindou de son Maître) et va jusqu'au Pérou, à la rencontre de témoins des lointaines civilisations précolombiennes.

1854-56        Deux tentatives infructueuses pour entrer au Tibet se placent à cette époque. La première, depuis Darjeeling, est arrêtée en franchissant la frontière de l'Inde. La seconde, aidée par un chaman sibérien, permet à Helena de passer par le Ladakh et d'accéder au plateau tibétain, mais sans pouvoir poursuivre vers le Tibet Central.

1857             Un séjour en Inde est interrompu par son Maître à la veille de la révolte des Cipayes. Elle ira à Java, en Birmanie, avant de regagner l'Europe.

1858            Voyage en Europe avant de retrouver la Russie vers l'automne de cette année.

1859             Le jour de la Noël russe (6 janvier), elle surprend sa famille réunie à Pskov (près de l'Esthonie) chez le beau-père de sa soeur Vera, à l'occasion d'un mariage. Retrouvailles avec son père, qu'elle accompagne à St Pétersbourg. Séjour chez Vera, à Rougodevo (province de Pskov). Au printemps 1860, les deux soeurs se rendent à Tiflis chez les grands-parents. Lors d'une halte à la ville sainte de Zadonsk (sur le Don), elles sont reçues par une connaissance de la famille, le métropolite de Kiev : témoin des phénomènes paranormaux produits par Helena, il prophétise que ses dons pourront servir ses semblables si elle en use avec discernement.

                    Pendant ce séjour en Russie, des centaines de personnes sont témoins de l'exercice de ces pouvoirs que la jeune femme sait maintenant utiliser à sa volonté, en pleine conscience.

1862             Vers cette époque, résidant chez son grand-père, Helena a dû revoir son mari. Ils semblent avoir pris en charge un pupille, Youri (fils d'une certaine Nathalie Blavatsky, parente de Nikifor, et du Baron Nicolas Meyendorff).

1863-65        Une période très incertaine. Certains biographes placent ici un voyage au Tibet avec le Maître M.

1865            Elle quitte le Caucase et va probablement en Syrie et au Liban. Elle contacte les Druzes, et peut-être d'autres ordres mystiques du Moyen Orient.

1866-67        Voyage à Venise et plus tard, dans les Balkans. Elle est à Belgrade quand la garnison turque évacue le fort (13 avril 1867). L'enfant Youri qu'elle a emmené en Italie pour le faire soigner, finit par décéder; elle ramène son corps en Russie et retourne en Italie.

1867            Elle est à la bataille de Mentana le 3 novembre, aux côtés des Garibaldiens. Cinq fois blessée, elle est laissée pour morte.

1868            Rétablie, elle est à Florence puis en Serbie. Finalement elle part au Tibet avec son Maître, pour y rester jusqu'à la fin de 1870. Séjour près de Shigatzé dans la maison d'un autre Maître, Indien du Cachemire, connu sous le nom de Koot Hoomi (K.H.).

1870            Vers décembre 1870, elle est de retour en Europe par le canal de Suez (ouvert depuis un an). De Grèce, elle repart pour l'Egypte.

1871            Parti du Pirée, son bateau fait naufrage (le 4 juillet) à l'entrée du golfe de Nauplie (explosion de la charge de munitions emportées pour lutter contre les pirates).

                    Elle reste au Caire jusque vers avril 1872. Pendant 3 semaines, elle y tente vainement de lancer une " Société Spirite ", pour l'investigation des phénomènes liés à la médiumnité. Elle repart au Moyen Orient (Syrie, Liban).

1872-73          À Odessa (juillet 72), elle rejoint sa famille qu'elle quitte en avril 73 pour Bucarest, et finalement Paris, où elle réside chez un cousin, Nicolas von Hahn, 11, rue de l'Université.

                    Peu après, fin juin 1873, arrive l'ordre de son Maître de partir aux États-Unis. Elle se met en route le lendemain pour gagner New York, le 7 juillet 1873.

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